lundi 14 août 2017

10 Bonnes Raisons de lire The Curse de Marie Rutkoski

Auteur : Marie Rutkoski
Éditions : Lumen
Prix : 15,00 €

Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu'elle est loin, bien loin, d'avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l'esclave, Arin, et comprend qu'il n'est pas qui il paraît... Mais ce qu'elle soupçonne n'est qu'une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

10 (très) Bonnes Raisons de Lire The Curse:
  • Parce Kestrel est une jeune femme reconnue pour son in-tel-li-gen-ce. Voilà. Honnêtement je pourrais arrêter la chronique ici c'est suffisant. Particulièrement stratège, elle a un talent inné pour manipuler les personnes en face d'elle afin d'avoir gain de cause... Non mais elle est gentille hein!
  • Parce que Arin se dévoile au lecteur petit à petit, à mesure que l'intrigue se délie. Nous découvrons au début un esclave un peu (beaucoup) tête brûlé. Puis le lecteur découvre son intelligence, ses motivations et ses intentions. Ce personnage fait preuve d'un très grand sens de l'observation et sera l'un des rares à réellement cerner Kestrel!

  • Parce que la couverture est belle et douce et que, du coup, vous pouvez vous servir de ce livre comme doudou de secours lorsque votre morveux a oublié le sien au parc. A vous les nuits tranquilles. Bon, après hein, faut aimer les pages collées à la bave!
    (J'ai cherché des Gifs de bébé qui bavaient, pour vous faire rire... J'ai vite refermé Google image. Les enfants sont sales et hautement perturbants avec leurs têtes disproportionnées.)

  • Parce que The Curse est un roman qui respire un travail approfondi de la part de l'auteur. Le passé des personnages, l'Histoire de l'Empire et celle des différents peuples... Rien n'est laissé au hasard et le lecteur découvre des détails intéressants qui changent la donne tout au long du roman. BRAVO à Marie Rutkoski!

     (Ce Gif me terrifie.)
  • Parce qu'il y a des tactiques militaires, des enjeux politiques, de l'amitié, de l'attirance, de la mort, de la brutalité, de la douceur et quelques éclats de rire. En tant que lecteur, c'est un peu la définition du Paradis. Manque juste Ryan.


  • Parce que les personnages secondaires comme le père de Kestrel ou ses amis s'avèrent très intrigants et je pense qu'ils nous offriront bien des surprises dans le tome 2.

  • Parce que nous ne sommes pas ici dans une dystopie et Kestrel, l’héroïne, ne cherche pas à renverser sa société. Pour elle, les Valoriens ont remporté le territoire comme il se doit et elle ne souhaite qu’une longue vie à son peuple et à l’Empire. A l'opposé, Arin désire renverser l'état actuel des choses pour rendre sa liberté à son peuple. C'est justement ce mélange explosif additionné à l'alchimie de Kestrel et Arin qui rend ce livre si addictif.

  • Parce que le lecteur aura bien du mal à choisir son camp tant les motivations des deux protagonistes, bien qu'à l'opposé l'une de l'autre, sont humaines et compréhensibles. Du coup, à chaque retournement de situation, le lecteur ne sait pas vraiment qui soutenir et on se retrouve à avoir de la peine pour les deux car tout ce qu'on veut, nous, c'est qu'ils fassent des bébés.

  • Parce que la fin... La fin les gars... Le genre de fin qui te fait pousser des cris et qui te donne envie de t'introduire illégalement chez l'auteur pour lui voler son script ? Tu vois ce que je veux dire ? Heureusement, le tome 2 sort dans peu de temps donc rangez votre cagoule de cambrioleur raté.

  • Parce que cette citation est super belle quand on prend le temps d'y penser plus d'une seconde et elle reflète bien l'esprit de la jeune femme : « Elle regarda le ciel blanc se muer en neige et frémir au-dessus d'une mer de plomb. De petites étincelles glacées lui effleuraient la peau. Il neigeait au-dessus d'elle, au-dessus de lui, mais Kestrel savait qu'aucun flocon ne pourrait jamais les toucher tous les deux à la fois. »

En bref, The Curse est un roman complet et superbement travaillé tant sur le fond que la forme. Il allie évènements sombres et brutaux avec espoirs contrariés et attirances inavouées, remuant le lecteur du début à la fin...
Encore une fois, Lumen nous offre un roman 100% addictif mêlant enjeux politiques, attirances, infiltrations et engagements familiaux. Hey mais... Ca ne vous rappelle rien ? Je pense que si vous avez aimé The Book of Ivy, vous pouvez réellement craquer sur The Curse ! Les époques ont beau sembler loin l'une de l'autre, le lecteur retrouve les mêmes ingrédients géniaux pour se régaler!

dimanche 16 juillet 2017

Ginny Moon - Benjamin Ludwig

Auteur: Benjamin Ludwig
Éditeur: Harper Collins France
Prix: 19.90 €

Les gens, il faut lire Ginny Moon... vraiment. Ce livre est brillant. Déroutant. Captivant.

Résumé : Pour la première fois de sa vie, Ginny Moon a trouvé sa Maison-pour-Toujours – un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l’entourer. Le foyer dont n’importe quel enfant adopté pourrait rêver. Alors pourquoi cette adolescente de 14 ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s’occuper d’elle ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir ?
C’est une adolescente comme les autres – elle joue de la flûte, s’entraîne pour le tournoi de basket de l’école et étudie les poèmes de Robert Frost –, à un détail près : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Michael Jackson (son idole), manger de la pizza au bacon et à l’ananas et, surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s’occuper de sa Poupée, qui court un grand danger.
Avec les moyens limités et pourtant redoutables d’une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en œuvre pour la sauver.

Ginny Moon nous plonge dans les pensées d'une ado autiste et l'auteur ne fait pas une seule fausse note. L'écriture est aussi poétique que l'esprit de Ginny est déroutant. Le lecteur prend conscience de la complexité du trouble qu'est l'autisme grâce à la justesse de l'écriture de Benjamin Ludwig, lui même père adoptif d'une ado autiste. Bref, les mots envoûtent, tout autant que le besoin de savoir que Ginny ira bien tout au long du livre.


Ce roman ne doit, sous aucun prétexte, être boudé par un lectorat adulte. Les thèmes soulevés sont lourds : autisme, mauvais traitements, traumatismes liés à l'enfance, rupture familiale... Pourtant, malgré cela, l'héroïne, de part sa manière d'être, nous enveloppe dans sa candeur, sa douceur et sa vie. Elle transporte le lecteur grâce à une manière de parler et surtout de penser très particulière ; l'attachement pour cette jeune fille perdue est immédiat et très fort.

Les chapitres sont très courts, permettant à chacun d'adapter facilement son rythme de lecture... Non, j'déconne. Malgré des chapitres courts, vous refuserez de poser ce livre. Vous louperez le bus, le train. Vous arriverez en retard au travail et aurez du mal à vous concentrer sur ce que raconte votre gros naze de patron car votre esprit sera encore captif des pages de ce livres. Vous vous direz « bon allez, un dernier chapitre et je vais me coucher », encore et encore, jusqu'à vous rendre compte qu'il est trois heures du matin.


Les personnages sont super intéressants. Déjà, Ginny qui est donc bien évidemment le personnage principal. Je pourrais parler d'elle pendant des heures tant son personnage est incroyablement bien travaillé et puissant. La jeune fille est plutôt bien entourée et le lecteur rencontrera ses amis à l'école, ses professeurs attentifs à sa sécurité et celle des autres, sa thérapeute absolument géniale et impliquée aussi.
Mais surtout : ses Parents-pour-toujours. Ce couple qui pensait ne pas pouvoir avoir d'enfant s'occupe à présent de Ginny et l'auteur nous les présente d'une manière très humaines, avec des émotions contradictoires, de l'amour piqué de peur et un désir de bien faire face à une enfant compliqué à comprendre. La mère adoptive, Maura, est particulièrement intéressante. En effet, nous apprenons au début du livre qu'elle attends son premier enfant et cela aura un énorme impact sur sa relation avec Ginny.



En bref, énorme coup de cœur pour un roman intelligent, beau, captivant et touchant. Je vous le recommande 100 000 000 000 000 000 000 fois (même si je ne sais pas lire ce nombre! haha).


lundi 10 juillet 2017

Izana - Daruma Matsuura

 Auteur: Daruma Matsuura 
Éditions: Lumen
Prix: 15.00 €

J'ai eu beaucoup de mal à lire ce roman.. Il m'aura fallu 2 ou 3 semaines. Ce qui n'est absolument pas normal pour moi, surtout quand on sait que le livre vient de ma maison d'édition préférée.

Résumé: Et si vous pouviez prendre l'apparence de n'importe qui ?
Dans le monde d'Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c'est tout ce qui s'étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres... tout ce qu'elle n'a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l'abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l'interdit et de s'aventurer à l'extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu'il ne peut être montré au grand jour.

Car si d'ordinaire, la laideur n'est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d'une grande laideur et une prêtresse d'une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d'une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu'elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire...

Jusqu'où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour prendre le visage de votre choix ? À quel point l'apparence d'un être influence-t-elle son destin ? Dans une petite ville à l'atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin.

C'est après avoir vu le trailer sur Youtube que Izana m'a séduite. Ce trailer promettait quelque chose de très sombre et également d'assez lourd psychologiquement. Un programme réjouissant du coup... Enfin pour le lecteur... Oui non parce que ça craint à mort pour le personnage principal.


Donc voilà, je pensais tomber sur un personnage innocent se transformant petit à petit. C'est le cas. 
Mais pas assez vite, pas assez fort, pas assez WOW...
J'ai trouvé le roman plat d'une manière générale. Pourtant l'idée de base est top et les descriptions font réellement voyager. Après, l'écriture n'a pas réussi à me happer une seule fois et je n'arrive pas à expliquer pourquoi... Ni même à le comprendre... Mais bon, ce sont des choses qui arrivent, il faut accepter...
D'habitude la lecture me fait totalement oublier le livre et me donne l'impression d'être un spectateur à 2 mètres des personnages. Cette fois-ci je me sentais loin, tout simplement.
Concernant les personnages, ils ont la qualité d'être intéressants et sont agréables à suivre car très « vrais ». Malheureusement, les relations entre ces personnages ne sont pas assez poussées à mon sens, nous laissant un goût d'inachevé et l'auteur, de par le choix d'une narration parfois décalée dans le temps, ne nous offre pas assez de scènes nous expliquant leurs liens.
C'est juste... IL MANQUE UN TRUC QUOI! (Cette chronique est un massacre, je sais! ahaha)


Izana a tout de même quelques atouts dans sa poche : une couverture à tomber, un univers qui séduira les fans de japon et les traditions et croyances présentées sont vraiment intéressantes.

En bref, Izana est un roman dont le fond m'a séduite (grâce à un environnement intéressant, une intrigue de base séduisante et un folklore bien présenté) mais qui, de par sa forme, m'a totalement laissée de marbre.

Je pense que je recommande tout de même ce livre aux accro du Japon et de sa culture. Cependant, pour moi, ça s'arrête là. Par contre, je vous invite à lire d'autres chroniques concernant ce livre, car j'ai l'impression d'être la seule à ne pas avoir aimé...


jeudi 6 juillet 2017

Les Vigilantes T1: Le Foyer - Fabien Clavel

 
Auteur : Fabien Clavel
Éditeur : Rageot
Prix : 14,90 €

Résumé : Anna est une Vigilante.
Sa mission : observer une famille d'opposants. Mais elle-même se sent surveillée. Elle doit se méfier de tout le monde. Elle ne supporte plus la discipline imposée par le Parti.
Et si l'heure de la révolte approchait ?

Ce que j'ai aimé :
  • Une héroïne qui en a ! Anna a grandi au Foyer, un orphelinat où la loi du plus fort domine. Bien décidée à prendre soin de Irisz, l'héroïne a dû s'endurcir au fil des ans afin d'assurer sa protection et celle de sa petite sœur de cœur. Résultat, notre personnage principal sait se défendre, a appris à être résistante et ne se précipite jamais dans une situation sans en avoir évalué tous les risques et les options. Anna, c'est donc une badass avec du plomb dans la tête. On aime !
  • La dimension politique de ce roman m'a beaucoup plu. On se retrouve plongés dans un pays en dictature et tout ce que cela implique : un climat de peur, de la propagande, un mouvement de résistance... Bon, et j'avoue que quelques passages m'ont amusée et je vous en mets un en fin de chronique. Comprenne qui pourra ! :)

  • Une fin en cliffhanger (pléonasme?) extrêmement énervante mais, en vrai, on adore ça ! Sur les derniers chapitres, le lecteur se retrouve en apnée, à la fois bien décidé à découvrir ce qu'il arrivera ensuite et en même temps conscient du nombre réduit de pages à venir. Bref, on sait qu'on va être frustrés tout en étant incapables de s'arrêter !

Ce que je n'ai pas aimé :
  • Un rythme qui ne permet certes pas de s'ennuyer mais qui, en même temps, en fait trop. On a la sensation que l'auteur se précipite sur les scènes les plus croustillantes en oubliant qu'il n'y a pas que les scènes d'action qui séduisent le lecteur. Je n'aurais pas dis non à un peu plus d'introspection, à des descriptions plus précises et à davantage de souvenirs du Foyer. Tout cela m'aurait permis une meilleure empathie envers les personnages. Dommage !

En bref, si Les Vigilantes n'est absolument pas le livre le plus original de l'année, il n'en est pas moins très agréable à lire et réellement prenant ! L'auteur a su ré-utiliser beaucoup des codes qui plaisent en littérature ado en ce moment, tout en y ajoutant sa touche personnelle. Les personnages secondaires ont encore énormément de choses à nous dire et, après une fin si frustrante, j'ai hâte de me jeter sur le tome 2 !

Une Citation pour vous convaincre :
"(…) Et les portraits de Ferentz aux stations de tram, de métro et de bus. En quatre mètres sur trois à la place des publicités. En couverture des magazines, des journaux. On dirait qu'il n'y a plus qu'un seul sujet d'article... C'est un sacré culte de la personnalité."

samedi 1 juillet 2017

Phobos T1: Les Éphémères - Victor Dixen

L'auteur: Victor Dixen
L'éditeur: Robert Laffont (Collection R)
Le prix: 17.90 €
(Si vous voulez tester Audible, le premier livre audio est gratuit!)


L'AUDIO
J'ai eu légèrement peur au début de ma « lecture », lorsque j'ai entendu la voix de la lectrice, Maud Rudigoz. J'avais une sensation de lecture un peu trop robotique chose qui me hérisse carrément le poil. Finalement, après quelques minutes j'ai réussi à me laisser totalement porter et j'ai particulièrement adoré la lecture lorsque Maud Rudigoz prêtait sa voix à Léonore, le personnage principal.
Ce premier tome dure 12h35 et je peux vous assurer qu'on ne les voit carrément pas passer ! Personnellement, je suis tellement accro aux livres audio – que j'ai découvert il y a peu – que je les écoute en voiture (ce qui est super agréable!), lorsque je cuisine, lorsque je promène Monsieur Darcy... Et même sous la douche !
Bref, non seulement je recommande Phobos, mais je le recommande carrément en audiobook!

L'histoire
Euh... Alors j'avais vu que ce livre était un coup de cœur et, à lire certaines chroniques, j'étais déjà séduite avant même de me plonger dans le livre... Mais... Les gars... Je n'avais pas compris que c'était SI GÉNIAL ! 

Résumé:
Six prétendantes d’un côté.
Six prétendants de l’autre.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial.
Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées.
Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues.
Elle a signé pour la gloire.
Elle a signé pour l’amour.
Elle a signé pour un aller sans retour.
Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.


L'intrigue :
L'idée de base, d'envoyer 6 garçons et 6 filles pour être les premiers colonisateurs de Mars, et de les faire se rencontrer en speed dating de 6 minutes pendant tout le voyage pour aboutir à un mariage... J'adhère!
Le fait, aussi et surtout, d'en faire une téléréalité à impact mondial (puisque les candidats viennent de partout à travers le monde)... Je dis oui!
L'implication du public qui peut offrir de l'argent à son chouchou afin que ce dernier puisse vivre le plus confortablement possible sur mars... Mais TELLEMENT!

NON MAIS OH MAIS J'ADORE !

Les personnages :
J'aime encore davantage le fait que nous ne sommes pas seulement dans la tête de Léonore, mais que nous suivons également les organisateurs de cet événement mondial, en particulier Serena (la réalisatrice, à la tête du projet)... OUI! J'adore les romans où nous pouvons suivre les méchants et nous sommes ainsi dans la confidence, plutôt que de n'être mis au courant des choses qu'en même temps que l'héroïne.

Les relations entre les personnages sont très intéressantes également et les nombreux personnages ont tous une personnalité suffisamment marquée pour que le lecteur ne se perde pas. De plus, ce premier tome suit les filles, ce qui réduit les personnages de moitié. En effet, nous ne découvrons les garçons qu'au rythme des filles, à travers les speed-dating. Les sentiments naissants sont très bien exploités et il est difficile de ne pas avoir ses préféré. Pour autant, il y a également des personnages bien cools que l'ont suit en parallèle; la fille de Serena et le fils de l'un des anciens membres de Génésis, particulièrement. Nous découvrons doucement ces deux-là à travers le tome 1 et il y a fort à parier qu'ils deviennent des membres clés des prochains tomes. Trop hâte! 

En bref
Entre manipulations psychologiques et politiques, amitiés contrariées et amours naissants, complot à déjoué discrètement et bonne image à afficher ouvertement sous l’œil des caméras.. Victor Dixen nous offre de nombreux points à découvrir et parvient à nous surprendre plus d'une fois dans ce roman de science-fiction intelligent, bien écrit et 100% addictif. On sent un véritable travail recherches pour le cadre et de réflexion pour l'intrigue et, rien que pour ça, je dis "Chapeau m'sieur Dixen" !